Articles

Article 1

LE TAPIS CAPTEUR DE PRESSION POUR ENFIN SE RENDRE COMPTE

Tous les cavaliers, un jour ou l’autre, se demandent si leur selle convient vraiment Ă  leur cheval. Lui est-elle confortable ? Est-elle seulement adaptĂ©e ? Et surtout : comment en ĂȘtre sĂ»r ?

 

Aujourd’hui, les seuls moyens dont nous disposons sont l’Ɠil et la main.

 

Alors, Ă  l’écurie, nous faisons ce que nous pouvons : nous observons, nous touchons, nous vĂ©rifions, nous prenons mĂȘme quelques mesures. Nous plaçons la selle derriĂšre l’épaule, nous Ă©valuons sa longueur, nous jugeons l’ouverture de l’arcade, nous contrĂŽlons la gouttiĂšre, la symĂ©trie des panneaux, la rĂ©gularitĂ© des appuis lorsque nous passons la main dessous…

 

Autant de repĂšres indispensables, capables d’éviter bien des erreurs.

 

Mais si vous voulez un vrai bon fitting, ils restent largement insuffisants.

 

Et il y a une raison simple Ă  cela.

Lorsque le cheval est Ă  l’arrĂȘt, et que personne n’est en selle, nous n’avons accĂšs qu’à un vague aperçu de ce que ça pourrait donner en situation rĂ©elle. Car dĂšs qu’il est montĂ© et se met en mouvement, la morphologie de son dos change, parfois du tout au tout. Il doit Ă  la fois participer Ă  la locomotion et porter un cavalier : s’arrondir pour soutenir, gĂ©rer une incurvation,
participer Ă  l’engagement tout en maintenant un Ă©quilibre


 

Bref, le dos d’un cheval Ă  l’écurie n’a rien Ă  voir avec celui d’un cheval montĂ© et en mouvement.

 

Et ce n’est pas tout. La selle, elle aussi, se dĂ©forme : elle se tasse, se ploie sous le poids et les interactions du cavalier. On aura beau l’examiner sous toutes les coutures au box, on ne pourra pas prĂ©dire comment elle rĂ©agira quand elle sera rĂ©ellement mise en contrainte entre un cheval et son cavalier.

 

En clair, le systÚme cheval / selle / cavalier est une interface vivante et complexe dont on ne peut pas prédire la réaction.

 

Aucune palpation, aucune observation, aucun protocole statique ne permet de prédire ce qui se passera en dynamique.

C’est pourtant ce contexte-lĂ  qui nous intĂ©resse
 mais c’est prĂ©cisĂ©ment celui qui nous Ă©chappe.

 

C’est là qu’intervient le tapis capteur de pression !

 

TrĂšs fin, il ne perturbe pas l’ensemble selle/cheval, et s’invite dans votre sĂ©ance pour mesurer exactement ce qui nous intĂ©resse : l’ensemble des pressions rĂ©ellement exercĂ©es pendant le travail, et ce, foulĂ©e aprĂšs foulĂ©e.

 

LĂ  oĂč notre regard s’arrĂȘte, lui enregistre tout.

 

C’est simple : pour la premiĂšre fois, on n’en reste pas aux hypothĂšses. On mesure. Et il rĂ©vĂšle clairement ce qui nous intĂ©resse : l’équilibre de la selle, les asymĂ©tries, les pics de pression


 

Quelque part, il traduit en image ce que votre cheval ressent.

 

On visualise immĂ©diatement un bord de panneau trop marquĂ©, un appui prononcĂ© au niveau du garrot, un arriĂšre de selle trop chargĂ©, une matelassure affaissĂ©e, un arçon trop serrĂ© ou trop large, un amortisseur qui bascule la selle, un cavalier qui charge inconsciemment plus un cĂŽtĂ© que l’autre…

 

D’un coup, tout ça nous saute aux yeux.

 

Le rendu est d’une lisibilitĂ© exceptionnelle. Les rĂ©sultats sont immĂ©diatement exploitables. Il est Ă©videmment possible de voir en direct ce qu’il se passe, mais il est Ă©galement possible d’enregistrer de longues sĂ©quences et de gĂ©nĂ©rer une cartographie des pressions moyennes, point par point. Et il y en a 1024.

 

Cela vous permet d’obtenir une image fiable et prĂ©cise des pressions exercĂ©es sur votre cheval au quotidien.

 

Et lĂ  oĂč l’on pensait que “ça devait aller”, une cartographie montre plus souvent qu’on ne l’imagine un point rouge, ou deux, jusque-lĂ  passĂ© inaperçus… Du moins pour nous.  Mais Ă  l’inverse, parfois, certaines selles dont on pensait l’adĂ©quation discutable, parce qu’ancienne ou bon marchĂ©, se rĂ©vĂšlent trĂšs correctes une fois mesurĂ©es.

 

La technologie n’a pas d’a priori : elle nous montre ce qu’il en est. Point. Et on avance.

 

L’objectif du tapis capteur est d’éclairer nos choix en matiĂšre de sellerie. En nous renseignant sur l’état d’une situation, il nous donne les clĂ©s pour agir de maniĂšre raisonnĂ©e et efficace.

 

Enfin, il ne remplace rien ni personne. Il complĂšte le travail de l’Ɠil, de la main et de l’expĂ©rience. Il ajoute simplement ce qui manquait : une mesure complĂšte et objective de la rĂ©alitĂ©. GrĂące Ă  lui, on passe d’un “je pense que
” Ă  un “voilĂ  prĂ©cisĂ©ment ce qui se passe”. Et cela change tout : la comprĂ©hension, la prise de dĂ©cision, et au final, le confort du cheval.

Article 2

COMMENT LIRE ET OPTIMISER UNE CARTOGRAPHIE DE PRESSION

On vous explique tout.

 

D’abord, apprĂ©hendons la 3D. LĂ , vous vous tenez au niveau du postĂ©rieur gauche et regardez votre selle lĂ©gĂšrement du dessus. L’avant-main de votre cheval est donc en haut Ă  gauche de cette capture, et l’arriĂšre-main en bas Ă  droite.

 

Une fois qu’on est Ă  l’aise avec ça, le reste est relativement intuitif. Les couleurs froides (bleu, vert) indiquent des pressions faibles Ă  modĂ©rĂ©es, tandis que les couleurs chaudes (jaune, orange, rouge) signalent des pressions plus Ă©levĂ©es, et donc plus prĂ©occupantes. En mode 3D, ces zones se traduisent par des reliefs plus marquĂ©s, ce qui renforce la lisibilitĂ© de l’ensemble.

 

Quelles conséquences pour mon cheval ?

 

Chez l’homme, il est admis que des pressions supĂ©rieures Ă  10 kPa, lorsqu’elles sont maintenues, peuvent perturber la perfusion des tissus mous (ischĂ©mie, hypoxie). Le FNRS, l’INSERM, l’EFORT et d’autres autoritĂ©s biomĂ©dicales situent ces seuils entre 10 et 15 kPa.

L’IFCE, dans une approche pragmatique, retient 11 kPa comme seuil moyen Ă  partir duquel les pressions commencent Ă  devenir prĂ©occupantes. [1][2]

Pour ce qui est des pics de pression – les valeurs maximales atteintes en un point – le seuil d’attention se situe autour de 30 kPa. Au-delĂ , le risque de lĂ©sion mĂ©canique augmente significativement. [3]

 

Quels sont nos moyens d’action ?

 

Pour comprendre quels sont nos différents leviers, il nous faut bien comprendre la situation.

La pression correspond à une force appliquée à une surface. Et la formule est trÚs simple :

 

Poids Ă· Surface = Pression

 

Donc à poids équivalent, si vous augmentez la surface, vous réduisez la pression sur chaque unité de cette surface.

Seulement, nous avons deux contraintes, le poids du cavalier, qui ne va pas pouvoir ĂȘtre divisĂ© par deux, et la surface portante que le cheval a Ă  nous offrir, qui ne va pas pouvoir ĂȘtre multipliĂ© par deux.

 

L’objectif est donc de rĂ©partir au mieux les pressions exercĂ©es pour garantir Ă  votre cheval le meilleur confort possible.

 

Comment s’y prend-on ?

 

Chaque situation est unique, mais nous pourrions identifier une routine type.

 

Pour commencer, l’équilibre longitudinal de la selle est la premiĂšre chose Ă  corriger s’il ne convient pas. Un cavalier qui ne se tient pas au milieu de sa selle engendrera des pressions trĂšs consĂ©quentes soit Ă  l’avant, soit Ă  l’arriĂšre de ses matelassures. Il faut donc que la selle soit d’abord bien placĂ©e, et qu’ensuite on la rééquilibre Ă  l’aide d’un amortisseur correcteur. Le poids du cavalier doit se rĂ©partir Ă©quitablement entre l’avant et l’arriĂšre de la selle.

 

Ensuite, vient souvent le rĂ©glage de la courbure. Par exemple certaines matelassures sont insuffisamment courbes pour Ă©pouser parfaitement la ligne du dos de votre cheval. Je m’explique, pour imager, de profil, le dos de votre cheval est lĂ©gĂšrement concave, mais certaine matelassure de selles sont des lignes droites. Il se crĂ©e alors des surpressions aux deux extrĂ©mitĂ©s, Ă  l’avant et Ă  l’arriĂšre. On entend parfois parler « d’effet pont ». Il nous faut alors combler cette arche afin que cette rĂ©gion centrale ne soit plus dĂ©chargĂ©e au dĂ©triment des extrĂ©mitĂ©s. Il faut qu’elle porte sa part, afin d’allĂ©ger les autres. C’est comme ça qu’on arrive Ă  une rĂ©partition homogĂšne des pressions. A l’inverse, certains panneaux sont de vraies bascules, et viennent surcharger le centre de la selle, on applique alors la dĂ©marche opposĂ©e.

 

Enfin, il est l’heure de s’attaquer aux asymĂ©tries. Une asymĂ©trie de cartographie peut provenir de la selle, du cheval, mais aussi du cavalier. Une asymĂ©trie du cheval, si elle n’est pas physiologique mais liĂ©e par exemple Ă  une amyotrophie, doit ĂȘtre accompagnĂ©e par un vĂ©tĂ©rinaire. Une asymĂ©trie de selle sera elle compensĂ©e par un amortisseur correcteur. Quant Ă  l’asymĂ©trie du cavalier, elle vous sera dĂ©crite et quantifiĂ©e, et vous pourrez alors y travailler avec votre coach.

 

Conclusion, un amortisseur correcteur peut rĂ©ellement amĂ©liorer l’adĂ©quation de votre selle et contribuer au confort de votre cheval.

 

Mais, comme nous l’avons vu la semaine derniĂšre, l’ensemble cheval / selle / cavalier est une interface complexe : sans mesure, on ne peut qu’espĂ©rer avoir fait le bon choix. Le tapis capteur est donc indispensable pour comprendre la situation initiale, mesurer prĂ©cisĂ©ment l’effet des corrections et s’assurer qu’on ne dĂ©grade pas une situation.

 

Car oui, s’il est choisi sans discernement, mĂȘme le meilleur amortisseur du monde peut vous ruiner une bonne selle.

 

 

[1] Institut Français du Cheval et de l’Équitation (IFCE). Tapis de selle : impact sur le bien-ĂȘtre et la locomotion. 2021.

[2] Institut Français du Cheval et de l’Équitation (IFCE). Tapis utilisĂ©s en rééducation motrice et confort du cheval. 2021.

[3] Von Peinen K., Wiestner T., von Rechenberg B., Weishaupt M.A. “Relationship between saddle pressure measurements and clinical signs of saddle soreness at the withers.” Equine Veterinary Journal 42 (Suppl. 38), 650–653, 2010.

Tous les cavaliers, un jour ou l’autre, se demandent si leur selle convient vraiment Ă  leur cheval. Lui est-elle confortable ? Est-elle seulement adaptĂ©e ? Et surtout : comment en ĂȘtre sĂ»r ?

 

Aujourd’hui, les seuls moyens dont nous disposons sont l’Ɠil et la main.

 

Alors, Ă  l’écurie, nous faisons ce que nous pouvons : nous observons, nous touchons, nous vĂ©rifions, nous prenons mĂȘme quelques mesures. Nous plaçons la selle derriĂšre l’épaule, nous Ă©valuons sa longueur, nous jugeons l’ouverture de l’arcade, nous contrĂŽlons la gouttiĂšre, la symĂ©trie des panneaux, la rĂ©gularitĂ© des appuis lorsque nous passons la main dessous…

 

Autant de repĂšres indispensables, capables d’éviter bien des erreurs.

 

Mais si vous voulez un vrai bon fitting, ils restent largement insuffisants.

 

Et il y a une raison simple Ă  cela.

Lorsque le cheval est Ă  l’arrĂȘt, et que personne n’est en selle, nous n’avons accĂšs qu’à un vague aperçu de ce que ça pourrait donner en situation rĂ©elle. Car dĂšs qu’il est montĂ© et se met en mouvement, la morphologie de son dos change, parfois du tout au tout. Il doit Ă  la fois participer Ă  la locomotion et porter un cavalier : s’arrondir pour soutenir, gĂ©rer une incurvation,
participer Ă  l’engagement tout en maintenant un Ă©quilibre


 

Bref, le dos d’un cheval Ă  l’écurie n’a rien Ă  voir avec celui d’un cheval montĂ© et en mouvement.

 

Et ce n’est pas tout. La selle, elle aussi, se dĂ©forme : elle se tasse, se ploie sous le poids et les interactions du cavalier. On aura beau l’examiner sous toutes les coutures au box, on ne pourra pas prĂ©dire comment elle rĂ©agira quand elle sera rĂ©ellement mise en contrainte entre un cheval et son cavalier.

 

En clair, le systÚme cheval / selle / cavalier est une interface vivante et complexe dont on ne peut pas prédire la réaction.

 

Aucune palpation, aucune observation, aucun protocole statique ne permet de prédire ce qui se passera en dynamique.

C’est pourtant ce contexte-lĂ  qui nous intĂ©resse
 mais c’est prĂ©cisĂ©ment celui qui nous Ă©chappe.

 

C’est là qu’intervient le tapis capteur de pression !

 

TrĂšs fin, il ne perturbe pas l’ensemble selle/cheval, et s’invite dans votre sĂ©ance pour mesurer exactement ce qui nous intĂ©resse : l’ensemble des pressions rĂ©ellement exercĂ©es pendant le travail, et ce, foulĂ©e aprĂšs foulĂ©e.

 

LĂ  oĂč notre regard s’arrĂȘte, lui enregistre tout.

 

C’est simple : pour la premiĂšre fois, on n’en reste pas aux hypothĂšses. On mesure. Et il rĂ©vĂšle clairement ce qui nous intĂ©resse : l’équilibre de la selle, les asymĂ©tries, les pics de pression


 

Quelque part, il traduit en image ce que votre cheval ressent.

 

On visualise immĂ©diatement un bord de panneau trop marquĂ©, un appui prononcĂ© au niveau du garrot, un arriĂšre de selle trop chargĂ©, une matelassure affaissĂ©e, un arçon trop serrĂ© ou trop large, un amortisseur qui bascule la selle, un cavalier qui charge inconsciemment plus un cĂŽtĂ© que l’autre…

 

D’un coup, tout ça nous saute aux yeux.

 

Le rendu est d’une lisibilitĂ© exceptionnelle. Les rĂ©sultats sont immĂ©diatement exploitables. Il est Ă©videmment possible de voir en direct ce qu’il se passe, mais il est Ă©galement possible d’enregistrer de longues sĂ©quences et de gĂ©nĂ©rer une cartographie des pressions moyennes, point par point. Et il y en a 1024.

 

Cela vous permet d’obtenir une image fiable et prĂ©cise des pressions exercĂ©es sur votre cheval au quotidien.

 

Et lĂ  oĂč l’on pensait que “ça devait aller”, une cartographie montre plus souvent qu’on ne l’imagine un point rouge, ou deux, jusque-lĂ  passĂ© inaperçus… Du moins pour nous.  Mais Ă  l’inverse, parfois, certaines selles dont on pensait l’adĂ©quation discutable, parce qu’ancienne ou bon marchĂ©, se rĂ©vĂšlent trĂšs correctes une fois mesurĂ©es.

 

La technologie n’a pas d’a priori : elle nous montre ce qu’il en est. Point. Et on avance.

 

L’objectif du tapis capteur est d’éclairer nos choix en matiĂšre de sellerie. En nous renseignant sur l’état d’une situation, il nous donne les clĂ©s pour agir de maniĂšre raisonnĂ©e et efficace.

 

Enfin, il ne remplace rien ni personne. Il complĂšte le travail de l’Ɠil, de la main et de l’expĂ©rience. Il ajoute simplement ce qui manquait : une mesure complĂšte et objective de la rĂ©alitĂ©. GrĂące Ă  lui, on passe d’un “je pense que
” Ă  un “voilĂ  prĂ©cisĂ©ment ce qui se passe”. Et cela change tout : la comprĂ©hension, la prise de dĂ©cision, et au final, le confort du cheval.

Article 3

LA PLUPART DE NOS SELLES SONT MAL ADAPTEES, MAIS NOS CHEVAUX NE NOUS DISENT RIEN.

Si l’on vous disait que la grande majoritĂ© des chevaux travaillent avec une selle qui ne leur convient pas – parfois lĂ©gĂšrement, parfois franchement – vous lĂšveriez peut-ĂȘtre un sourcil
 đŸ€š Et pourtant, c’est la rĂ©alitĂ© du terrain.

 

Si les chevaux pouvaient parler, l’industrie de la sellerie aurait probablement vĂ©cu quelques rĂ©volutions. Mais les chevaux ne parlent pas. Ils s’adaptent. Ils compensent. Ils serrent les dents – parfois littĂ©ralement – et continuent Ă  faire de leur mieux


 

Ce constat ne vient pas d’une nĂ©gligence collective. Il vient simplement d’un manque : jusqu’à prĂ©sent, nous ne disposions d’aucun moyen pour savoir prĂ©cisĂ©ment ce qu’ils ressentent sous leur selle.

 

Mais aujourd’hui un tapis Ă©quipĂ© de capteurs est capable de rĂ©vĂ©ler instantanĂ©ment les pressions exercĂ©es sur leur dos. 💡

 

Et Ă  cette occasion, il ne se contente pas de mesurer, il leur donne enfin la parole.

 

J’étais jusqu’à peu ostĂ©opathe Ă©quin, et je peux vous assurer qu’une trĂšs grande proportion de chevaux souffre de douleurs dorsales – et que la selle en est souvent un facteur dĂ©terminant.

 

 

1. Comment cela se fait-il ? Pourquoi autant de selles ne conviennent pas ?

 

D’abord parce qu’il existe beaucoup de morphologie de chevaux 🐎, et donc pour y rĂ©pondre, beaucoup de morphologie de selles. Seulement il est rare que les deux se rencontre.

 

Ensuite, parce qu’une selle c’est cher et qu’on en rachùte une moins facilement qu’un tapis. On a donc une fñcheuse tendance mais malheureusement normale à prendre celle qu’on a sous la main.

 

Et on manque de sensibilisation, de formation 📚, mais tout ça est bien normal puisqu’on manque surtout de bons outils pour Ă©valuer l’adĂ©quation entre une selle et un cheval.

 

Aujourd’hui le tapis capteur nous permet de mieux comprendre ce sujet complexe et donc d’agir en consĂ©quence de maniĂšre plus pertinente pour enfin ĂȘtre efficace.

 

 

2. Ce que la selle est censée faire
 et ce qui se passe quand elle le fait mal.

 

Une selle va permettre Ă  un cavalier de se stabiliser, de s’équilibrer. Ces aspects profitent Ă©galement au cheval. Mais son autre mission principale est d’épargner sa colonne et de rĂ©partir au mieux la charge du cavalier sur son dos afin qu’elle lui soit la plus confortable possible.

 

Quand une selle est adaptĂ©e, elle est donc un vĂ©ritable outil de confort pour un cheval. Seulement quand elle ne l’est pas, elle peut ĂȘtre tout le contraire
 🔮

 

 

3. Pourquoi le cheval ne “dit” (presque) rien

 

Les chevaux sont des animaux d’une rĂ©silience exceptionnelle. Ils s’organisent, ils encaissent, ils “font avec”. Ils s’éteignent parfois un peu, mais ils avancent toujours. Parce que c’est ce qu’un cheval fait : il s’adapte.
Mais cette capacitĂ© d’adaptation a un effet secondaire indĂ©sirable : une grande partie de leurs signaux passe inaperçue. Ils apparaissent une ou deux fois, mais comme ils ne sont pas entendus, ils disparaissent assez rapidement.
đŸ˜¶â€đŸŒ«ïž



Nous avons pourtant tous dĂ©jĂ  observĂ© ce qu’une selle inadaptĂ©e peut provoquer
 Mais quand bien mĂȘme il tenterait quelques ruades spectaculaires pour se faire comprendre, il se rendrait vite compte que ça ne mĂšne Ă  rien, que la selle est toujours lĂ , et qu’au passage il s’est fait mal. Donc il arrĂȘte de se dĂ©battre. Il se rĂ©signe.

 

C’est lĂ  que sa rĂ©silience joue contre lui. Car elle masque la profondeur du problĂšme.

 

Un cheval mal à l’aise avec sa selle, ça commence par une nuque qui se relùve quand on la pose sur son dos, une oreille qui se fige au sanglage, un dos qui se creuse au montoir

Il faut ĂȘtre attentif Ă  ces signes.
👀

 

Si vous avez remarquĂ© ces rĂ©actions chez votre cheval, alors peut-ĂȘtre que votre selle ne lui convient pas. Mais comment en ĂȘtre sĂ»r ? Et comment corriger la situation ?

 

 

4. Quand on mesure, tout change.

 

Y a-t-il un problùme, lequel, et dans quelle proportion ? Vous me voyez venir. Oui, le tapis capteur permet d’objectiver ce que le cheval ressent vraiment. 🔍 Pour la premiùre fois, on peut presque se mettre à sa place.

 

Le jour oĂč on leur glisse le tapis capteur sous la selle, beaucoup de cavaliers ont la mĂȘme rĂ©action : « Ah, quand mĂȘme… »

 

A l’écran, apparaissent par exemple :

  • des gouttiĂšres trop Ă©troites qui crĂ©e des surpressions le long de la colonne,
  • des arcades trop fermĂ©es qui prennent en Ă©tau la base du garrot,
  • des couteaux d’étriviĂšres beaucoup trop prĂ©sents,
  • des zones centrale complĂštement dĂ©chargĂ©e,
  • des asymĂ©tries au niveau des panneaux,
  • 


Tout ce que le cheval a cessĂ© d’exprimer devient visible et quantifiable.

 

Et à partir de là, seulement, on peut agir efficacement et avec précision pour son confort.

 

La mission de Saddlescan est justement celle-ci : traduire ce que le cheval ressent en une image que le cavalier peut comprendre, objectiver des situations parfois floues, et accompagner le couple cheval/cavalier vers la meilleure des solutions. 🎯

 

âžĄïž La semaine prochaine, nous dĂ©couvrirons comment les amortisseurs compensĂ©s peuvent devenirs de vĂ©ritables alliĂ©s Ă  la fois simples et efficaces pour corriger ces irrĂ©gularitĂ©s.

Article 4

L’AMORTISSEUR : MEILLEUR AMI OU PIRE ENNEMI ?

Ah, l’amortisseur.
Cet accessoire que l’on ajoute pour soulager, amĂ©liorer, parfois mĂȘme pour faire joli đŸ«Ł – si, si, je vous vois. C’est vrai, un petit matelas entre la selle et le cheval, qui serait contre ? L’intention est bonne. Le rĂ©sultat, lui, peut l’ĂȘtre un peu moins
Dans la pratique, disons que certains chevaux doivent se retrouver aussi Ă  l’aise que vous si vous remplaciez vos chaussettes par un tapis de bain. 😬

Car un amortisseur peut sauver une selle imparfaite, mais il peut aussi en ruiner une trÚs bonne. Un pad en mouton peut convenir parfaitement à un cheval et se révéler catastrophique sur un autre. Un correcteur peut grandement soulager un cheval
 ou aggraver la situation.

Le problùme, c’est que c’est impossible de le savoir à l’Ɠil nu.

C’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que le tapis capteur change tout. 🎯 GlissĂ© sous la selle, il nous rĂ©vĂšle immĂ©diatement ce qu’il en est. Est-ce que mon amortisseur amĂ©liore la situation
 ou est-ce qu’il la dĂ©tĂ©riore ?

 

IL EXISTE PLUSIEURS CATEGORIES D’AMORTISSEURS

 

On distingue gĂ©nĂ©ralement les amortisseurs dits simples, pensĂ©s pour absorber et dissiper une partie des chocs, et les amortisseurs correcteurs, conçus pour rééquilibrer une selle (plus ou moins d’épaisseur Ă  l’avant, au centre, Ă  l’arriĂšre, d’un cĂŽtĂ© ou de l’autre
) ⚖ Ils offrent des niveaux d’amorti variables et, pour les concernĂ©s, des possibilitĂ©s de correction plus ou moins Ă©tendues. Mais tous les cas, leur mission est la mĂȘme: aider la selle Ă  mieux faire son travail.
Sur le papier, c’est donc une excellente idĂ©e.

 

MAIS MAL CHOISIS, IL PEUT FAIRE PLUS DE MAL QUE DE BIEN.

 

Le problĂšme, c’est que dans les faits, tous les amortisseurs ne se valent pas. ⚠ Certains matĂ©riaux amortissent trĂšs peu, d’autres se tassent rapidement, glissent, se dĂ©forment, sont trop Ă©pais, trop petits, trop rigides, mal coupĂ©s, avec des bords trop marquĂ©s
 Trouver un « bon » modĂšle n’est donc dĂ©jĂ  pas chose facile.

Mais en plus de cela, il faut trouver, parmi ces « bons » modĂšles, un modĂšle qui puisse s’adapter Ă  votre situation. Vous allez alors le compenser, mais pas n’importe comment ! Car sinon, il aura de grandes chances de comprimer le garrot, de combler la gouttiĂšre ou que sais-je, et de crĂ©er de vĂ©ritables points de pression vraiment dĂ©lĂ©tĂšres pour votre cheval. đŸ˜”

Bref, trouver un bon modĂšle et l’adapter en fonction de votre contexte est loin d’ĂȘtre simple. Mais le jeu en vaut la chandelle. Car lorsque c’est le cas, le bĂ©nĂ©fice peut ĂȘtre considĂ©rable.

 

QUAND L’AMORTISSEUR DEVIENT UN VERITABLE ALLIE

 

En effet un bon amortisseur, bien choisi, bien ajustĂ©, est un alliĂ© prĂ©cieux. En s’y additionnant, il amĂ©liore l’adĂ©quation de votre selle Ă  votre cheval. LĂ  oĂč la selle manquait, il vient la combler, lĂ  oĂč elle Ă©tait trop prĂ©sente, il lui laisse de l’espace. ✅ On obtient alors une meilleure rĂ©partition des pressions, une interface plus confortable, plus stable, qui absorbe une partie des contraintes et aide la selle Ă  rester Ă  sa place. Le cheval Ă©volue dans de meilleures conditions, sa locomotion s’en trouve facilitĂ©e, et sa santĂ© prĂ©servĂ©e. Le cavalier, de son cĂŽtĂ©, bĂ©nĂ©ficie d’un ensemble plus Ă©quilibrĂ©, plus stable, et d’un cheval plus disponible. Bref, tout est rĂ©uni pour une meilleure performance aujourd’hui et une progression plus sereine demain. đŸ€

 

SI C’EST SI IMPORTANT, POURQUOI CE N’EST PAS TOUJOURS LE CAS ?

 

Parce que, comme Ă©voquĂ© dans les articles prĂ©cĂ©dents, ce n’est pas simple Ă  mettre en place. Quand bien mĂȘme vous seriez un saddle fitter d’expĂ©rience, vous restez limitĂ© par vos instruments de mesure 📏, et par la diffĂ©rence significative qui existe entre la situation que vous mesurez et celle que vous aimeriez rĂ©ellement mesurer
 (le dos d’un cheval en statique, avec une selle non chargĂ©e, versus le dos d’un cheval en mouvement, avec une selle et un cavalier).

A moins que vous n’ayez un tapis de selle Ă©quipĂ© de capteurs de pression ! 💡

 

MESURER VAUT MIEUX QUE SUPPOSER

 

Le tapis capteur permet de tester diffĂ©rents amortisseurs, de choisir le bon modĂšle, de mesurer ses effets en dynamique, et de l’ajuster en consĂ©quence… C’est un vĂ©ritable Game Changer 🚀, comme disent les jeunes. C’est une fenĂȘtre sur ce que ressent votre cheval. Votre choix d’amortisseur n’est alors plus qu’une question de sensations : c’est une dĂ©cision Ă©clairĂ©e.

Parfois, la conclusion sera : “Cet amortisseur amĂ©liore vraiment la situation, on le garde.” Parfois ce sera : “Sans amortisseur, c’est finalement mieux.” C’est rare, mais ça peut arriver. L’important, c’est que ce ne soit plus une question de conviction personnelle, mais bien une dĂ©cision basĂ©e sur des mesures. 📈

 

LA PHILOSOPHIE SADDLESCAN

 

L’approche Saddlescan, c’est exactement ça : ne pas ĂȘtre pour ou contre l’amortisseur par principe, mais observer, mesurer, comparer, puis choisir ce qui convient Ă  ce cheval-lĂ , avec cette selle-lĂ , montĂ© par ce cavalier-lĂ . 🔍

Bref, rendre Ă  l’amortisseur son vrai statut. Ni un remĂšde miracle, ni coupable par dĂ©faut. Juste un outil – trĂšs efficace lorsqu’il est bien utilisĂ© – que l’on peut enfin choisir avec discernement, et dont on peut maintenant exploiter tout le potentiel.

Article 5

LE DOS DU CHEVAL N'EST PAS UN BLOC DE MARBRE

Avouons-le : on aime se dire que notre selle est parfaitement adaptĂ©e au dos de notre cheval. Mais quand l’avons-nous rĂ©ellement vĂ©rifiĂ© pour la derniĂšre fois ? Pas hier, pour la plupart d’entre nous. Cette annĂ©e, peut-ĂȘtre. Et ce serait dĂ©jĂ  une trĂšs bonne chose, car le dos d’un cheval n’est pas un bloc de marbre. 🐎

 

UNE STRUCTURE VIVANTE, EN EVOLUTION PERMANENTE

 

On sous-estime souvent à quel point la morphologie d’un cheval peut varier au fil du temps. ⏳

Entre deux saisons, deux phases d’entraĂźnement ou deux pĂ©riodes de vie, un cheval n’a tout simplement pas tout Ă  fait le mĂȘme dos.

Lorsqu’il change de rythme de travail, qu’il prend du muscle, qu’il sort de l’hiver, qu’il perd un peu d’embonpoint, qu’il alterne repos et activitĂ©, sa ligne de dos se transforme. Et c’est parfaitement normal : c’est la physiologie normale d’un athlĂšte, mĂȘme amateur.

Plusieurs travaux l’ont montrĂ©, notamment ceux de Greve & Dyson (2015) 📚 : les mensurations du dos d’un cheval varient naturellement, parfois de façon marquĂ©e, et souvent plus rapidement qu’on ne l’imagine.

 

POURQUOI LE DOS CHANGE-T-IL ?

 

Plusieurs facteurs influencent directement la morphologie du dos.

  • La saison, d’abord, joue un rĂŽle important, notamment Ă  travers les variations d’état corporel. Un cheval peut s’élargir ou s’affiner, et la rĂ©partition du tissu adipeux n’est jamais uniforme. 🍁
  • L’entraĂźnement est un facteur majeur. Un changement de discipline, de volume de travail, de type d’exercices ou de coach modifie la musculature. Un cheval qui travaille davantage sur le plat ou qui reprend l’obstacle dĂ©veloppe son dos diffĂ©remment. đŸ’Ș
  • La locomotion influence Ă©galement la forme du dos. Un cheval qui se redresse et engage davantage se tient diffĂ©remment et n’a alors plus la mĂȘme posture dynamique. đŸƒâ€â™‚ïž
  • L’ñge, enfin, est dĂ©terminant. Entre 4 et 7 ans, le cheval est encore en croissance. Entre 7 et 15 ans, la morphologie est plus stable, mais reste vivante et modulĂ©e par les facteurs prĂ©cĂ©dents. AprĂšs 15 ans, la capacitĂ© de maintien musculaire peut diminuer et la rĂ©partition des tissus Ă©voluer. 🎅

En rĂ©sumĂ© : les facteurs influençant la morphologie du dos sont nombreux. Une selle peut donc ĂȘtre bien adaptĂ©e Ă  un instant donné  et l’ĂȘtre beaucoup moins quelques mois plus tard.  

Le vrai dĂ©fi n’est donc pas tant de trouver une selle « parfaite », mais de savoir accompagner l’évolution naturelle du cheval et d’adapter, quand c’est nĂ©cessaire, ce qui doit l’ĂȘtre : parfois la selle, souvent l’amortisseur, mais toujours l’équilibre et l’adĂ©quation de l’ensemble. 🎯

 

PAS FACILE DE S’EN RENDRE COMPTE

 

Pourtant, au box, tout a l’air en place. Vous ĂȘtes un propriĂ©taire consciencieux et vous regardez rĂ©guliĂšrement si la situation ne se dĂ©tĂ©riore pas. Mais quand on a le nez dessus tous les jours, vous le savez, c’est comme pour tout, on ne voit pas les choses Ă©voluer. 👀

La seule façon de le savoir est de mesurer, puis de garder ça précieusement.

 

MESURER ET SAUVEGARDER, POUR POUVOIR SUIVRE

 

Mais alors, mesurer quoi ? La hauteur au garrot, le pĂ©rimĂštre thoracique, l’état d’embonpoint ? C’est un dĂ©but. Relever la forme du dos ? Ce serait une trĂšs bonne idĂ©e. Mais il faut l’admettre, tous ces Ă©lĂ©ments restent des indicateurs indirects. Ils nous permettent d’imaginer comment une selle pourrait se comporter
 sans jamais en ĂȘtre complĂštement sĂ»r. 😣

Mais aujourd’hui, ça y est, nous ne sommes plus limitĂ©s Ă  devoir l’imaginer : on peut enfin mesurer directement ce qui se passe en conditions rĂ©elles. (Article 1)

Et on peut garder toutes ces donnĂ©es, dans le but de les comparer plus tard. C’est pourquoi le tapis capteur est lĂ  aussi un outil incomparable. Il nous permet de comparer, dans la durĂ©e, les pressions, les asymĂ©tries, les volumes du cheval, l’évolution de la selle, les prĂ©fĂ©rences motrices du cavalier… En un coup d’Ɠil, on visualise ce qui a Ă©voluĂ© 📈 – sans interprĂ©tation hasardeuse.

 

ADAPTER PLUTOT QUE REMPLACER

 

Pour accompagner un dos qui Ă©volue, deux grandes options s’offrent Ă  vous.

La premiĂšre consiste Ă  ajuster votre selle. C’est parfois possible, via un service aprĂšs-vente par exemple, ou en faisant appel Ă  un saddlefitteur. Les selles Ă  matelassures laine offrent une grande capacitĂ© d’adaptation, mais elles restent peu rĂ©pandues en France, oĂč la mousse est majoritaire. Cependant, l’ajustement de la laine est une opĂ©ration dĂ©licate, qui nĂ©cessite un vĂ©ritable savoir-faire, et les artisans expĂ©rimentĂ©s ne sont pas si nombreux. đŸ«€

La seconde consiste Ă  adapter l’amortisseur. C’est simple, rapide, modulable et accessible. Un ajustement de quelques millimĂštres, bien placĂ©, peut suffire Ă  rééquilibrer une selle, retrouver une symĂ©trie et soulager une zone de surpression.

L’avantage majeur est que ces corrections peuvent ĂȘtre testĂ©es immĂ©diatement et validĂ©es Ă  l’aide d’un instrument de mesure. 🔍 On sait alors prĂ©cisĂ©ment ce que l’on fait. Car dans un systĂšme aussi complexe et parfois contre-intuitif que l’interface cheval / selle / cavalier, on a vite fait de faire plus de mal que de bien.

On ne le répÚtera donc jamais assez : on ne choisit pas un amortisseur « au hasard ». On le choisit en toute connaissance de cause.

 

SUIVRE LE DOS DE SON CHEVAL, C’EST PRESERVER SON CONFORT ET DONC SA PERFORMANCE

 

Un cheval bien dans son dos se redresse plus facilement, engage davantage, s’incurve plus volontiers – voire avec plus de symĂ©trie – se muscle plus facilement, et plus correctement. ✅

Plusieurs Ă©tudes montrent qu’une selle correctement adaptĂ©e est associĂ©e Ă  une augmentation de l’amplitude de la foulĂ©e et/ou Ă  une locomotion plus fluide, tandis qu’une selle inadaptĂ©e tend Ă  rĂ©duire l’engagement et la libertĂ© de mouvement. Par exemple celle de Clayton et al (2014). 📚

 

MAIS PRESERVER LE CONFORT
 C’EST AUSSI PRESERVER LA RELATION

 

Car un cheval Ă  l’aise dans sa selle vit tout simplement mieux ses sĂ©ances. Il est plus disponible, plus serein, plus prĂ©sent Ă  son cavalier.

À l’inverse, un cheval inconfortable se crispe, compense, perd de l’amplitude, accumule des tensions, et finit soit par assurer un service minimum, rĂ©signĂ©, soit par faire remarquer Ă  son cavalier son manque de considĂ©ration.

La mesure permet simplement d’éviter d’en arriver lĂ . đŸ«Ł

 

CONCLUSION

 

Le dos d’un cheval est en perpĂ©tuelle Ă©volution. À nous d’y ĂȘtre attentifs et d’accompagner ses changements. Le tapis capteur ne sert ici pas seulement Ă  poser un diagnostic ponctuel. Il devient un vĂ©ritable outil de suivi, capable d’accompagner l’évolution naturelle du dos du cheval et d’éclairer nos dĂ©cisions dans la durĂ©e. Il ne reste alors qu’à ajuster – avec discernement. C’est un sujet primordial car suivre l’évolution du dos de son cheval, c’est prĂ©server bien plus que son confort : c’est prĂ©server ses performances, mais aussi la relation et la considĂ©ration que nous lui portons. đŸ€

Article 6

MONTER A CRU : UNE FAUSSE BONNE IDEE ?

Selon ce que l’on cherche Ă  faire, on peut trĂšs bien se passer de fers, de guĂȘtres, d’éperons ou de cravache. On peut mĂȘme enlever un filet. Mais enlever la selle, en revanche, est rarement une bonne idĂ©e.

Pourquoi ? Parce que l’une des raisons d’ĂȘtre de la selle est prĂ©cisĂ©ment de rĂ©partir le poids du cavalier sur le dos de son cheval. Sans elle, ce poids se concentre sur quelques zones trĂšs localisĂ©es : nos deux pointes d’ischions, et parfois notre coccyx. 

Autrement dit, exactement ce que l’on cherche Ă  Ă©viter lorsqu’on parle de confort. 

Une selle bien adaptĂ©e – et il faut insister sur ce point – n’est absolument pas une contrainte pour le cheval. C’est au contraire un vĂ©ritable outil de confort

 

POURQUOI MONTER A CRU FAIT ENVIE.

 

Monter Ă  cru est pourtant souvent perçu comme une pratique plus naturelle , plus douce, presque plus Ă©thique.  On y associe des notions de simplicitĂ©, de puretĂ©, de relation « peau Ă  peau », voire d’absence de contrainte. Moins de matĂ©riel, donc forcĂ©ment plus de libertĂ© pour le cheval
 en apparence.

Mais c’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que le bĂąt blesse, et qu’un point essentiel nous Ă©chappe. 

En supprimant la selle, on supprime aussi l’outil qui permet de rĂ©partir le poids du cavalier et de l’aider Ă  rester Ă©quilibrĂ©, lĂ©ger et fluide dans son Ă©quitation. Le rĂ©sultat est alors souvent l’inverse de l’intention initiale : des pressions plus fortes, plus localisĂ©es, et un cavalier plus instable


Autrement dit, le chemin vers l’inconfort est parfois pavĂ© de trĂšs bonnes intentions. 

 

LES AUTRES ROLES DE LA SELLE

 

En plus de rĂ©partir le poids du cavalier et de favoriser son Ă©quilibre, la selle permet aussi d’épargner des zones particuliĂšrement sensibles : la colonne vertĂ©brale, ses les processus Ă©pineux et le ligament qui les coiffe, la rĂ©gion si souvent concernĂ©es du garrot, les Ă©paules
 Car plus la surface portante est grande, plus la pression exercĂ©e sur chaque centimĂštre carrĂ© est faible – un point dĂ©jĂ  Ă©voquĂ© dans l’article 1. 

 

SANS SELLE, TOUT REPOSE SUR LE CHEVAL


 

À cru, le cheval encaisse directement le poids du cavalier, mais aussi des interactions souvent plus heurtĂ©es, sans aucune interface de rĂ©partition.

Monter Ă  cru peut donc ĂȘtre tolĂ©rable sur des temps trĂšs courts, Ă  faible intensitĂ©, et avec des cavaliers lĂ©gers et expĂ©rimentĂ©s. Mais considĂ©rer que c’est, par principe, une solution « plus respectueuse » est une erreur.

 

LA SELLE CONCERNE TOUS LES CAVALIERS

 

Le sujet de la selle ne concerne ni une discipline, ni un niveau particulier.
Il concerne tous les cavaliers, quels que soient leur parcours, leurs aspirations ou leur vision de l’équitation.

 

CONCLUSION

 

Nous ne sommes donc pas prùs d’enlever nos selles.

Mais encore faut-il savoir les choisir, les ajuster et les utiliser correctement.


Et justement, la semaine prochaine, nous verrons ensemble comment bien choisir une selle – et surtout comment vĂ©rifier qu’elle respecte certains critĂšres fondamentaux d’adĂ©quation.

Réservez votre consultation dÚs aujourd'hui

Et offrez Ă  votre cheval le confort au quotidien.
Retour en haut