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Article 1

LE TAPIS CAPTEUR DE PRESSION POUR ENFIN SE RENDRE COMPTE

Tous les cavaliers, un jour ou l’autre, se demandent si leur selle convient vraiment à leur cheval. Lui est-elle confortable ? Est-elle seulement adaptée ? Et surtout : comment en être sûr ?

 

Aujourd’hui, les seuls moyens dont nous disposons sont l’œil et la main.

 

Alors, à l’écurie, nous faisons ce que nous pouvons : nous observons, nous touchons, nous vérifions, nous prenons même quelques mesures. Nous plaçons la selle derrière l’épaule, nous évaluons sa longueur, nous jugeons l’ouverture de l’arcade, nous contrôlons la gouttière, la symétrie des panneaux, la régularité des appuis lorsque nous passons la main dessous…

 

Autant de repères indispensables, capables d’éviter bien des erreurs.

 

Mais si vous voulez un vrai bon fitting, ils restent largement insuffisants.

 

Et il y a une raison simple à cela.

Lorsque le cheval est à l’arrêt, et que personne n’est en selle, nous n’avons accès qu’à un vague aperçu de ce que ça pourrait donner en situation réelle. Car dès qu’il est monté et se met en mouvement, la morphologie de son dos change, parfois du tout au tout. Il doit à la fois participer à la locomotion et porter un cavalier : s’arrondir pour soutenir, gérer une incurvation,
participer à l’engagement tout en maintenant un équilibre…

 

Bref, le dos d’un cheval à l’écurie n’a rien à voir avec celui d’un cheval monté et en mouvement.

 

Et ce n’est pas tout. La selle, elle aussi, se déforme : elle se tasse, se ploie sous le poids et les interactions du cavalier. On aura beau l’examiner sous toutes les coutures au box, on ne pourra pas prédire comment elle réagira quand elle sera réellement mise en contrainte entre un cheval et son cavalier.

 

En clair, le système cheval / selle / cavalier est une interface vivante et complexe dont on ne peut pas prédire la réaction.

 

Aucune palpation, aucune observation, aucun protocole statique ne permet de prédire ce qui se passera en dynamique.

C’est pourtant ce contexte-là qui nous intéresse… mais c’est précisément celui qui nous échappe.

 

C’est là qu’intervient le tapis capteur de pression !

 

Très fin, il ne perturbe pas l’ensemble selle/cheval, et s’invite dans votre séance pour mesurer exactement ce qui nous intéresse : l’ensemble des pressions réellement exercées pendant le travail, et ce, foulée après foulée.

 

Là où notre regard s’arrête, lui enregistre tout.

 

C’est simple : pour la première fois, on n’en reste pas aux hypothèses. On mesure. Et il révèle clairement ce qui nous intéresse : l’équilibre de la selle, les asymétries, les pics de pression…

 

Quelque part, il traduit en image ce que votre cheval ressent.

 

On visualise immédiatement un bord de panneau trop marqué, un appui prononcé au niveau du garrot, un arrière de selle trop chargé, une matelassure affaissée, un arçon trop serré ou trop large, un amortisseur qui bascule la selle, un cavalier qui charge inconsciemment plus un côté que l’autre…

 

D’un coup, tout ça nous saute aux yeux.

 

Le rendu est d’une lisibilité exceptionnelle. Les résultats sont immédiatement exploitables. Il est évidemment possible de voir en direct ce qu’il se passe, mais il est également possible d’enregistrer de longues séquences et de générer une cartographie des pressions moyennes, point par point. Et il y en a 1024.

 

Cela vous permet d’obtenir une image fiable et précise des pressions exercées sur votre cheval au quotidien.

 

Et là où l’on pensait que “ça devait aller”, une cartographie montre plus souvent qu’on ne l’imagine un point rouge, ou deux, jusque-là passé inaperçus… Du moins pour nous.  Mais à l’inverse, parfois, certaines selles dont on pensait l’adéquation discutable, parce qu’ancienne ou bon marché, se révèlent très correctes une fois mesurées.

 

La technologie n’a pas d’a priori : elle nous montre ce qu’il en est. Point. Et on avance.

 

L’objectif du tapis capteur est d’éclairer nos choix en matière de sellerie. En nous renseignant sur l’état d’une situation, il nous donne les clés pour agir de manière raisonnée et efficace.

 

Enfin, il ne remplace rien ni personne. Il complète le travail de l’œil, de la main et de l’expérience. Il ajoute simplement ce qui manquait : une mesure complète et objective de la réalité. Grâce à lui, on passe d’un “je pense que…” à un “voilà précisément ce qui se passe”. Et cela change tout : la compréhension, la prise de décision, et au final, le confort du cheval.

Article 2

COMMENT LIRE ET OPTIMISER UNE CARTOGRAPHIE DE PRESSION

On vous explique tout.

 

D’abord, appréhendons la 3D. Là, vous vous tenez au niveau du postérieur gauche et regardez votre selle légèrement du dessus. L’avant-main de votre cheval est donc en haut à gauche de cette capture, et l’arrière-main en bas à droite.

 

Une fois qu’on est à l’aise avec ça, le reste est relativement intuitif. Les couleurs froides (bleu, vert) indiquent des pressions faibles à modérées, tandis que les couleurs chaudes (jaune, orange, rouge) signalent des pressions plus élevées, et donc plus préoccupantes. En mode 3D, ces zones se traduisent par des reliefs plus marqués, ce qui renforce la lisibilité de l’ensemble.

 

Quelles conséquences pour mon cheval ?

 

Chez l’homme, il est admis que des pressions supérieures à 10 kPa, lorsqu’elles sont maintenues, peuvent perturber la perfusion des tissus mous (ischémie, hypoxie). Le FNRS, l’INSERM, l’EFORT et d’autres autorités biomédicales situent ces seuils entre 10 et 15 kPa.

L’IFCE, dans une approche pragmatique, retient 11 kPa comme seuil moyen à partir duquel les pressions commencent à devenir préoccupantes. [1][2]

Pour ce qui est des pics de pression – les valeurs maximales atteintes en un point – le seuil d’attention se situe autour de 30 kPa. Au-delà, le risque de lésion mécanique augmente significativement. [3]

 

Quels sont nos moyens d’action ?

 

Pour comprendre quels sont nos différents leviers, il nous faut bien comprendre la situation.

La pression correspond à une force appliquée à une surface. Et la formule est très simple :

 

Poids ÷ Surface = Pression

 

Donc à poids équivalent, si vous augmentez la surface, vous réduisez la pression sur chaque unité de cette surface.

Seulement, nous avons deux contraintes, le poids du cavalier, qui ne va pas pouvoir être divisé par deux, et la surface portante que le cheval a à nous offrir, qui ne va pas pouvoir être multiplié par deux.

 

L’objectif est donc de répartir au mieux les pressions exercées pour garantir à votre cheval le meilleur confort possible.

 

Comment s’y prend-on ?

 

Chaque situation est unique, mais nous pourrions identifier une routine type.

 

Pour commencer, l’équilibre longitudinal de la selle est la première chose à corriger s’il ne convient pas. Un cavalier qui ne se tient pas au milieu de sa selle engendrera des pressions très conséquentes soit à l’avant, soit à l’arrière de ses matelassures. Il faut donc que la selle soit d’abord bien placée, et qu’ensuite on la rééquilibre à l’aide d’un amortisseur correcteur. Le poids du cavalier doit se répartir équitablement entre l’avant et l’arrière de la selle.

 

Ensuite, vient souvent le réglage de la courbure. Par exemple certaines matelassures sont insuffisamment courbes pour épouser parfaitement la ligne du dos de votre cheval. Je m’explique, pour imager, de profil, le dos de votre cheval est légèrement concave, mais certaine matelassure de selles sont des lignes droites. Il se crée alors des surpressions aux deux extrémités, à l’avant et à l’arrière. On entend parfois parler « d’effet pont ». Il nous faut alors combler cette arche afin que cette région centrale ne soit plus déchargée au détriment des extrémités. Il faut qu’elle porte sa part, afin d’alléger les autres. C’est comme ça qu’on arrive à une répartition homogène des pressions. A l’inverse, certains panneaux sont de vraies bascules, et viennent surcharger le centre de la selle, on applique alors la démarche opposée.

 

Enfin, il est l’heure de s’attaquer aux asymétries. Une asymétrie de cartographie peut provenir de la selle, du cheval, mais aussi du cavalier. Une asymétrie du cheval, si elle n’est pas physiologique mais liée par exemple à une amyotrophie, doit être accompagnée par un vétérinaire. Une asymétrie de selle sera elle compensée par un amortisseur correcteur. Quant à l’asymétrie du cavalier, elle vous sera décrite et quantifiée, et vous pourrez alors y travailler avec votre coach.

 

Conclusion, un amortisseur correcteur peut réellement améliorer l’adéquation de votre selle et contribuer au confort de votre cheval.

 

Mais, comme nous l’avons vu la semaine dernière, l’ensemble cheval / selle / cavalier est une interface complexe : sans mesure, on ne peut qu’espérer avoir fait le bon choix. Le tapis capteur est donc indispensable pour comprendre la situation initiale, mesurer précisément l’effet des corrections et s’assurer qu’on ne dégrade pas une situation.

 

Car oui, s’il est choisi sans discernement, même le meilleur amortisseur du monde peut vous ruiner une bonne selle.

 

 

[1] Institut Français du Cheval et de l’Équitation (IFCE). Tapis de selle : impact sur le bien-être et la locomotion. 2021.

[2] Institut Français du Cheval et de l’Équitation (IFCE). Tapis utilisés en rééducation motrice et confort du cheval. 2021.

[3] Von Peinen K., Wiestner T., von Rechenberg B., Weishaupt M.A. “Relationship between saddle pressure measurements and clinical signs of saddle soreness at the withers.” Equine Veterinary Journal 42 (Suppl. 38), 650–653, 2010.

Tous les cavaliers, un jour ou l’autre, se demandent si leur selle convient vraiment à leur cheval. Lui est-elle confortable ? Est-elle seulement adaptée ? Et surtout : comment en être sûr ?

 

Aujourd’hui, les seuls moyens dont nous disposons sont l’œil et la main.

 

Alors, à l’écurie, nous faisons ce que nous pouvons : nous observons, nous touchons, nous vérifions, nous prenons même quelques mesures. Nous plaçons la selle derrière l’épaule, nous évaluons sa longueur, nous jugeons l’ouverture de l’arcade, nous contrôlons la gouttière, la symétrie des panneaux, la régularité des appuis lorsque nous passons la main dessous…

 

Autant de repères indispensables, capables d’éviter bien des erreurs.

 

Mais si vous voulez un vrai bon fitting, ils restent largement insuffisants.

 

Et il y a une raison simple à cela.

Lorsque le cheval est à l’arrêt, et que personne n’est en selle, nous n’avons accès qu’à un vague aperçu de ce que ça pourrait donner en situation réelle. Car dès qu’il est monté et se met en mouvement, la morphologie de son dos change, parfois du tout au tout. Il doit à la fois participer à la locomotion et porter un cavalier : s’arrondir pour soutenir, gérer une incurvation,
participer à l’engagement tout en maintenant un équilibre…

 

Bref, le dos d’un cheval à l’écurie n’a rien à voir avec celui d’un cheval monté et en mouvement.

 

Et ce n’est pas tout. La selle, elle aussi, se déforme : elle se tasse, se ploie sous le poids et les interactions du cavalier. On aura beau l’examiner sous toutes les coutures au box, on ne pourra pas prédire comment elle réagira quand elle sera réellement mise en contrainte entre un cheval et son cavalier.

 

En clair, le système cheval / selle / cavalier est une interface vivante et complexe dont on ne peut pas prédire la réaction.

 

Aucune palpation, aucune observation, aucun protocole statique ne permet de prédire ce qui se passera en dynamique.

C’est pourtant ce contexte-là qui nous intéresse… mais c’est précisément celui qui nous échappe.

 

C’est là qu’intervient le tapis capteur de pression !

 

Très fin, il ne perturbe pas l’ensemble selle/cheval, et s’invite dans votre séance pour mesurer exactement ce qui nous intéresse : l’ensemble des pressions réellement exercées pendant le travail, et ce, foulée après foulée.

 

Là où notre regard s’arrête, lui enregistre tout.

 

C’est simple : pour la première fois, on n’en reste pas aux hypothèses. On mesure. Et il révèle clairement ce qui nous intéresse : l’équilibre de la selle, les asymétries, les pics de pression…

 

Quelque part, il traduit en image ce que votre cheval ressent.

 

On visualise immédiatement un bord de panneau trop marqué, un appui prononcé au niveau du garrot, un arrière de selle trop chargé, une matelassure affaissée, un arçon trop serré ou trop large, un amortisseur qui bascule la selle, un cavalier qui charge inconsciemment plus un côté que l’autre…

 

D’un coup, tout ça nous saute aux yeux.

 

Le rendu est d’une lisibilité exceptionnelle. Les résultats sont immédiatement exploitables. Il est évidemment possible de voir en direct ce qu’il se passe, mais il est également possible d’enregistrer de longues séquences et de générer une cartographie des pressions moyennes, point par point. Et il y en a 1024.

 

Cela vous permet d’obtenir une image fiable et précise des pressions exercées sur votre cheval au quotidien.

 

Et là où l’on pensait que “ça devait aller”, une cartographie montre plus souvent qu’on ne l’imagine un point rouge, ou deux, jusque-là passé inaperçus… Du moins pour nous.  Mais à l’inverse, parfois, certaines selles dont on pensait l’adéquation discutable, parce qu’ancienne ou bon marché, se révèlent très correctes une fois mesurées.

 

La technologie n’a pas d’a priori : elle nous montre ce qu’il en est. Point. Et on avance.

 

L’objectif du tapis capteur est d’éclairer nos choix en matière de sellerie. En nous renseignant sur l’état d’une situation, il nous donne les clés pour agir de manière raisonnée et efficace.

 

Enfin, il ne remplace rien ni personne. Il complète le travail de l’œil, de la main et de l’expérience. Il ajoute simplement ce qui manquait : une mesure complète et objective de la réalité. Grâce à lui, on passe d’un “je pense que…” à un “voilà précisément ce qui se passe”. Et cela change tout : la compréhension, la prise de décision, et au final, le confort du cheval.

Article 3

LA PLUPART DE NOS SELLES SONT MAL ADAPTEES, MAIS NOS CHEVAUX NE NOUS DISENT RIEN.

Si l’on vous disait que la grande majorité des chevaux travaillent avec une selle qui ne leur convient pas – parfois légèrement, parfois franchement – vous lèveriez peut-être un sourcil… 🤨 Et pourtant, c’est la réalité du terrain.

 

Si les chevaux pouvaient parler, l’industrie de la sellerie aurait probablement vécu quelques révolutions. Mais les chevaux ne parlent pas. Ils s’adaptent. Ils compensent. Ils serrent les dents – parfois littéralement – et continuent à faire de leur mieux…

 

Ce constat ne vient pas d’une négligence collective. Il vient simplement d’un manque : jusqu’à présent, nous ne disposions d’aucun moyen pour savoir précisément ce qu’ils ressentent sous leur selle.

 

Mais aujourd’hui un tapis équipé de capteurs est capable de révéler instantanément les pressions exercées sur leur dos. 💡

 

Et à cette occasion, il ne se contente pas de mesurer, il leur donne enfin la parole.

 

J’étais jusqu’à peu ostéopathe équin, et je peux vous assurer qu’une très grande proportion de chevaux souffre de douleurs dorsales – et que la selle en est souvent un facteur déterminant.

 

 

1. Comment cela se fait-il ? Pourquoi autant de selles ne conviennent pas ?

 

D’abord parce qu’il existe beaucoup de morphologie de chevaux 🐎, et donc pour y répondre, beaucoup de morphologie de selles. Seulement il est rare que les deux se rencontre.

 

Ensuite, parce qu’une selle c’est cher et qu’on en rachète une moins facilement qu’un tapis. On a donc une fâcheuse tendance mais malheureusement normale à prendre celle qu’on a sous la main.

 

Et on manque de sensibilisation, de formation 📚, mais tout ça est bien normal puisqu’on manque surtout de bons outils pour évaluer l’adéquation entre une selle et un cheval.

 

Aujourd’hui le tapis capteur nous permet de mieux comprendre ce sujet complexe et donc d’agir en conséquence de manière plus pertinente pour enfin être efficace.

 

 

2. Ce que la selle est censée faire… et ce qui se passe quand elle le fait mal.

 

Une selle va permettre à un cavalier de se stabiliser, de s’équilibrer. Ces aspects profitent également au cheval. Mais son autre mission principale est d’épargner sa colonne et de répartir au mieux la charge du cavalier sur son dos afin qu’elle lui soit la plus confortable possible.

 

Quand une selle est adaptée, elle est donc un véritable outil de confort pour un cheval. Seulement quand elle ne l’est pas, elle peut être tout le contraire… 🔴

 

 

3. Pourquoi le cheval ne “dit” (presque) rien

 

Les chevaux sont des animaux d’une résilience exceptionnelle. Ils s’organisent, ils encaissent, ils “font avec”. Ils s’éteignent parfois un peu, mais ils avancent toujours. Parce que c’est ce qu’un cheval fait : il s’adapte.
Mais cette capacité d’adaptation a un effet secondaire indésirable : une grande partie de leurs signaux passe inaperçue. Ils apparaissent une ou deux fois, mais comme ils ne sont pas entendus, ils disparaissent assez rapidement.
😶‍🌫️

Nous avons pourtant tous déjà observé ce qu’une selle inadaptée peut provoquer… Mais quand bien même il tenterait quelques ruades spectaculaires pour se faire comprendre, il se rendrait vite compte que ça ne mène à rien, que la selle est toujours là, et qu’au passage il s’est fait mal. Donc il arrête de se débattre. Il se résigne.

 

C’est là que sa résilience joue contre lui. Car elle masque la profondeur du problème.

 

Un cheval mal à l’aise avec sa selle, ça commence par une nuque qui se relève quand on la pose sur son dos, une oreille qui se fige au sanglage, un dos qui se creuse au montoir…
Il faut être attentif à ces signes.
👀

 

Si vous avez remarqué ces réactions chez votre cheval, alors peut-être que votre selle ne lui convient pas. Mais comment en être sûr ? Et comment corriger la situation ?

 

 

4. Quand on mesure, tout change.

 

Y a-t-il un problème, lequel, et dans quelle proportion ? Vous me voyez venir. Oui, le tapis capteur permet d’objectiver ce que le cheval ressent vraiment. 🔍 Pour la première fois, on peut presque se mettre à sa place.

 

Le jour où on leur glisse le tapis capteur sous la selle, beaucoup de cavaliers ont la même réaction : « Ah, quand même… »

 

A l’écran, apparaissent par exemple :

  • des gouttières trop étroites qui crée des surpressions le long de la colonne,
  • des arcades trop fermées qui prennent en étau la base du garrot,
  • des couteaux d’étrivières beaucoup trop présents,
  • des zones centrale complètement déchargée,
  • des asymétries au niveau des panneaux,

Tout ce que le cheval a cessé d’exprimer devient visible et quantifiable.

 

Et à partir de là, seulement, on peut agir efficacement et avec précision pour son confort.

 

La mission de Saddlescan est justement celle-ci : traduire ce que le cheval ressent en une image que le cavalier peut comprendre, objectiver des situations parfois floues, et accompagner le couple cheval/cavalier vers la meilleure des solutions. 🎯

 

️ La semaine prochaine, nous découvrirons comment les amortisseurs compensés peuvent devenirs de véritables alliés à la fois simples et efficaces pour corriger ces irrégularités.

Article 4

L’AMORTISSEUR : MEILLEUR AMI OU PIRE ENNEMI ?

Ah, l’amortisseur.
Cet accessoire que l’on ajoute pour soulager, améliorer, parfois même pour faire joli 🫣 – si, si, je vous vois. C’est vrai, un petit matelas entre la selle et le cheval, qui serait contre ? L’intention est bonne. Le résultat, lui, peut l’être un peu moins…Dans la pratique, disons que certains chevaux doivent se retrouver aussi à l’aise que vous si vous remplaciez vos chaussettes par un tapis de bain. 😬

Car un amortisseur peut sauver une selle imparfaite, mais il peut aussi en ruiner une très bonne. Un pad en mouton peut convenir parfaitement à un cheval et se révéler catastrophique sur un autre. Un correcteur peut grandement soulager un cheval… ou aggraver la situation.

Le problème, c’est que c’est impossible de le savoir à l’œil nu.

C’est précisément là que le tapis capteur change tout. 🎯 Glissé sous la selle, il nous révèle immédiatement ce qu’il en est. Est-ce que mon amortisseur améliore la situation… ou est-ce qu’il la détériore ?

 

IL EXISTE PLUSIEURS CATEGORIES D’AMORTISSEURS

 

On distingue généralement les amortisseurs dits simples, pensés pour absorber et dissiper une partie des chocs, et les amortisseurs correcteurs, conçus pour rééquilibrer une selle (plus ou moins d’épaisseur à l’avant, au centre, à l’arrière, d’un côté ou de l’autre…) ⚖️ Ils offrent des niveaux d’amorti variables et, pour les concernés, des possibilités de correction plus ou moins étendues. Mais tous les cas, leur mission est la même: aider la selle à mieux faire son travail.
Sur le papier, c’est donc une excellente idée.

 

MAIS MAL CHOISIS, IL PEUT FAIRE PLUS DE MAL QUE DE BIEN.

 

Le problème, c’est que dans les faits, tous les amortisseurs ne se valent pas. ⚠️ Certains matériaux amortissent très peu, d’autres se tassent rapidement, glissent, se déforment, sont trop épais, trop petits, trop rigides, mal coupés, avec des bords trop marqués… Trouver un « bon » modèle n’est donc déjà pas chose facile.

Mais en plus de cela, il faut trouver, parmi ces « bons » modèles, un modèle qui puisse s’adapter à votre situation. Vous allez alors le compenser, mais pas n’importe comment ! Car sinon, il aura de grandes chances de comprimer le garrot, de combler la gouttière ou que sais-je, et de créer de véritables points de pression vraiment délétères pour votre cheval. 😵

Bref, trouver un bon modèle et l’adapter en fonction de votre contexte est loin d’être simple. Mais le jeu en vaut la chandelle. Car lorsque c’est le cas, le bénéfice peut être considérable.

 

QUAND L’AMORTISSEUR DEVIENT UN VERITABLE ALLIE

 

En effet un bon amortisseur, bien choisi, bien ajusté, est un allié précieux. En s’y additionnant, il améliore l’adéquation de votre selle à votre cheval. Là où la selle manquait, il vient la combler, là où elle était trop présente, il lui laisse de l’espace. ✅ On obtient alors une meilleure répartition des pressions, une interface plus confortable, plus stable, qui absorbe une partie des contraintes et aide la selle à rester à sa place. Le cheval évolue dans de meilleures conditions, sa locomotion s’en trouve facilitée, et sa santé préservée. Le cavalier, de son côté, bénéficie d’un ensemble plus équilibré, plus stable, et d’un cheval plus disponible. Bref, tout est réuni pour une meilleure performance aujourd’hui et une progression plus sereine demain. 🤝

 

SI C’EST SI IMPORTANT, POURQUOI CE N’EST PAS TOUJOURS LE CAS ?

 

Parce que, comme évoqué dans les articles précédents, ce n’est pas simple à mettre en place. Quand bien même vous seriez un saddle fitter d’expérience, vous restez limité par vos instruments de mesure 📏, et par la différence significative qui existe entre la situation que vous mesurez et celle que vous aimeriez réellement mesurer… (le dos d’un cheval en statique, avec une selle non chargée, versus le dos d’un cheval en mouvement, avec une selle et un cavalier).

A moins que vous n’ayez un tapis de selle équipé de capteurs de pression ! 💡

 

MESURER VAUT MIEUX QUE SUPPOSER

 

Le tapis capteur permet de tester différents amortisseurs, de choisir le bon modèle, de mesurer ses effets en dynamique, et de l’ajuster en conséquence… C’est un véritable Game Changer 🚀, comme disent les jeunes. C’est une fenêtre sur ce que ressent votre cheval. Votre choix d’amortisseur n’est alors plus qu’une question de sensations : c’est une décision éclairée.

Parfois, la conclusion sera : “Cet amortisseur améliore vraiment la situation, on le garde.” Parfois ce sera : “Sans amortisseur, c’est finalement mieux.” C’est rare, mais ça peut arriver. L’important, c’est que ce ne soit plus une question de conviction personnelle, mais bien une décision basée sur des mesures. 📈

 

LA PHILOSOPHIE SADDLESCAN

 

L’approche Saddlescan, c’est exactement ça : ne pas être pour ou contre l’amortisseur par principe, mais observer, mesurer, comparer, puis choisir ce qui convient à ce cheval-là, avec cette selle-là, monté par ce cavalier-là. 🔍

Bref, rendre à l’amortisseur son vrai statut. Ni un remède miracle, ni coupable par défaut. Juste un outil – très efficace lorsqu’il est bien utilisé – que l’on peut enfin choisir avec discernement, et dont on peut maintenant exploiter tout le potentiel.

Article 5

LE DOS DU CHEVAL N'EST PAS UN BLOC DE MARBRE

Avouons-le : on aime se dire que notre selle est parfaitement adaptée au dos de notre cheval. Mais quand l’avons-nous réellement vérifié pour la dernière fois ? Pas hier, pour la plupart d’entre nous. Cette année, peut-être. Et ce serait déjà une très bonne chose, car le dos d’un cheval n’est pas un bloc de marbre. 🐎

 

UNE STRUCTURE VIVANTE, EN EVOLUTION PERMANENTE

 

On sous-estime souvent à quel point la morphologie d’un cheval peut varier au fil du temps. ⏳

Entre deux saisons, deux phases d’entraînement ou deux périodes de vie, un cheval n’a tout simplement pas tout à fait le même dos.

Lorsqu’il change de rythme de travail, qu’il prend du muscle, qu’il sort de l’hiver, qu’il perd un peu d’embonpoint, qu’il alterne repos et activité, sa ligne de dos se transforme. Et c’est parfaitement normal : c’est la physiologie normale d’un athlète, même amateur.

Plusieurs travaux l’ont montré, notamment ceux de Greve & Dyson (2015) 📚 : les mensurations du dos d’un cheval varient naturellement, parfois de façon marquée, et souvent plus rapidement qu’on ne l’imagine.

 

POURQUOI LE DOS CHANGE-T-IL ?

 

Plusieurs facteurs influencent directement la morphologie du dos.

  • La saison, d’abord, joue un rôle important, notamment à travers les variations d’état corporel. Un cheval peut s’élargir ou s’affiner, et la répartition du tissu adipeux n’est jamais uniforme. 🍁
  • L’entraînement est un facteur majeur. Un changement de discipline, de volume de travail, de type d’exercices ou de coach modifie la musculature. Un cheval qui travaille davantage sur le plat ou qui reprend l’obstacle développe son dos différemment. 💪
  • La locomotion influence également la forme du dos. Un cheval qui se redresse et engage davantage se tient différemment et n’a alors plus la même posture dynamique. 🏃‍♂️
  • L’âge, enfin, est déterminant. Entre 4 et 7 ans, le cheval est encore en croissance. Entre 7 et 15 ans, la morphologie est plus stable, mais reste vivante et modulée par les facteurs précédents. Après 15 ans, la capacité de maintien musculaire peut diminuer et la répartition des tissus évoluer. 🎅

En résumé : les facteurs influençant la morphologie du dos sont nombreux. Une selle peut donc être bien adaptée à un instant donné… et l’être beaucoup moins quelques mois plus tard.  

Le vrai défi n’est donc pas tant de trouver une selle « parfaite », mais de savoir accompagner l’évolution naturelle du cheval et d’adapter, quand c’est nécessaire, ce qui doit l’être : parfois la selle, souvent l’amortisseur, mais toujours l’équilibre et l’adéquation de l’ensemble. 🎯

 

PAS FACILE DE S’EN RENDRE COMPTE

 

Pourtant, au box, tout a l’air en place. Vous êtes un propriétaire consciencieux et vous regardez régulièrement si la situation ne se détériore pas. Mais quand on a le nez dessus tous les jours, vous le savez, c’est comme pour tout, on ne voit pas les choses évoluer. 👀

La seule façon de le savoir est de mesurer, puis de garder ça précieusement.

 

MESURER ET SAUVEGARDER, POUR POUVOIR SUIVRE

 

Mais alors, mesurer quoi ? La hauteur au garrot, le périmètre thoracique, l’état d’embonpoint ? C’est un début. Relever la forme du dos ? Ce serait une très bonne idée. Mais il faut l’admettre, tous ces éléments restent des indicateurs indirects. Ils nous permettent d’imaginer comment une selle pourrait se comporter… sans jamais en être complètement sûr. 😣

Mais aujourd’hui, ça y est, nous ne sommes plus limités à devoir l’imaginer : on peut enfin mesurer directement ce qui se passe en conditions réelles. (Article 1)

Et on peut garder toutes ces données, dans le but de les comparer plus tard. C’est pourquoi le tapis capteur est là aussi un outil incomparable. Il nous permet de comparer, dans la durée, les pressions, les asymétries, les volumes du cheval, l’évolution de la selle, les préférences motrices du cavalier… En un coup d’œil, on visualise ce qui a évolué 📈 – sans interprétation hasardeuse.

 

ADAPTER PLUTOT QUE REMPLACER

 

Pour accompagner un dos qui évolue, deux grandes options s’offrent à vous.

La première consiste à ajuster votre selle. C’est parfois possible, via un service après-vente par exemple, ou en faisant appel à un saddlefitteur. Les selles à matelassures laine offrent une grande capacité d’adaptation, mais elles restent peu répandues en France, où la mousse est majoritaire. Cependant, l’ajustement de la laine est une opération délicate, qui nécessite un véritable savoir-faire, et les artisans expérimentés ne sont pas si nombreux. 🫤

La seconde consiste à adapter l’amortisseur. C’est simple, rapide, modulable et accessible. Un ajustement de quelques millimètres, bien placé, peut suffire à rééquilibrer une selle, retrouver une symétrie et soulager une zone de surpression.

L’avantage majeur est que ces corrections peuvent être testées immédiatement et validées à l’aide d’un instrument de mesure. 🔍 On sait alors précisément ce que l’on fait. Car dans un système aussi complexe et parfois contre-intuitif que l’interface cheval / selle / cavalier, on a vite fait de faire plus de mal que de bien.

On ne le répètera donc jamais assez : on ne choisit pas un amortisseur « au hasard ». On le choisit en toute connaissance de cause.

 

SUIVRE LE DOS DE SON CHEVAL, C’EST PRESERVER SON CONFORT ET DONC SA PERFORMANCE

 

Un cheval bien dans son dos se redresse plus facilement, engage davantage, s’incurve plus volontiers – voire avec plus de symétrie – se muscle plus facilement, et plus correctement. ✅

Plusieurs études montrent qu’une selle correctement adaptée est associée à une augmentation de l’amplitude de la foulée et/ou à une locomotion plus fluide, tandis qu’une selle inadaptée tend à réduire l’engagement et la liberté de mouvement. Par exemple celle de Clayton et al (2014). 📚

 

MAIS PRESERVER LE CONFORT… C’EST AUSSI PRESERVER LA RELATION

 

Car un cheval à l’aise dans sa selle vit tout simplement mieux ses séances. Il est plus disponible, plus serein, plus présent à son cavalier.

À l’inverse, un cheval inconfortable se crispe, compense, perd de l’amplitude, accumule des tensions, et finit soit par assurer un service minimum, résigné, soit par faire remarquer à son cavalier son manque de considération.

La mesure permet simplement d’éviter d’en arriver là. 🫣

 

CONCLUSION

 

Le dos d’un cheval est en perpétuelle évolution. À nous d’y être attentifs et d’accompagner ses changements. Le tapis capteur ne sert ici pas seulement à poser un diagnostic ponctuel. Il devient un véritable outil de suivi, capable d’accompagner l’évolution naturelle du dos du cheval et d’éclairer nos décisions dans la durée. Il ne reste alors qu’à ajuster – avec discernement. C’est un sujet primordial car suivre l’évolution du dos de son cheval, c’est préserver bien plus que son confort : c’est préserver ses performances, mais aussi la relation et la considération que nous lui portons. 🤍

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